Pas de compléments alimentaires pendant la grossesse sans avis médical

Pas de compléments alimentaires pendant la grossesse sans avis médical
 par ALEXANDRE (Stéphanie) revue le particulier

Prendre des compléments alimentaires pendant la grossesse sans l'avis d'un médecin comporte des risques tant pour la femme enceinte que pour l'enfant à naître, alerte l'Anses.

De plus en plus de femmes enceintes prennent des compléments alimentaires riches en vitamine D et en iode, réputés pour contribuer au bon développement du squelette du bébé. Pourtant, cette supplémentation peut s'avérer dangereuse pour la santé de la mère et de l'enfant à naître, notamment lorsqu'elle est prise en dehors d'un suivi médical, met en garde l'Agence nationale de sécurité sanitaire alimentation, environnement, travail (Anses). Cette alerte fait suite aux divers signalements d'effets indésirables liés à l'apport de vitamine D et d'iode par des compléments alimentaires justement destinés aux femmes enceintes.

Si l'analyse de ces signalements montre que les doses de vitamine D apportées par les compléments alimentaires "grossesse", à elles seules, ne sont pas susceptibles d'entraîner un excès de calcium chez une femme enceinte ou un foetus sain, elles  peuvent entraîner une hypersensibilité génétique à la vitamine D et donc une hypercalcémie (excès de calcium sanguin).

Concernant le supplément en iode, élément nécessaire au développement neurologique normal du nouveau-né et indispensable à la synthèse des hormones thyroïdiennes, l'Anses note qu'un apport excessif de cette substance pendant la grossesse augmente le risque de mauvais fonctionnement de la thyroïde (hypothyroïdie, hyperthyroïdie) ou de goitre chez le nouveau-né.

Un avis du médecin est préférable

L'Anses rappelle aux femmes enceintes de ne pas consommer de compléments alimentaires sans l'avis d'un médecin et leur recommande de signaler à un professionnel de santé la prise de tout produit (médicament ou complément alimentaire), qu'il soit délivré sur prescription ou pris en automédication.

Stéphanie Alexandre

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